15/05/2013

La mode du « non régime » : effet de mode grave et dangereux selon Dukan.



Hier, Dukan a publié sur le « Huffington post » un billet consacré à cette mode, ce concept du « non régime », effet de mode grave et dangereux selon ses propres termes …
J’ai lu l’article à plusieurs reprises afin d’en saisir la teneur du message, et cette fois c’est bien moi qui m’en suis indignée.


Dukan VS Zermati ici.
Zermati je ne suis pas bien au courant de ce qu’il propose, si ce n’est que ça a bien fait perdre du poids un bon nombre de personnes ( comme Dukan d’ailleurs on pourra me dire). Mais à la différence de Dukan, Zermati prône l’écoute de soi, de ses sensations plutôt que la restriction, et la diabolisation d’un certain nombre d’aliments.
Dukan je ne l’ai jamais fait. En revanche – Merci Maman-, j’ai tous ses livres à la maison. Je les ai lu bien sûr puisque, grande complexée, j’ai été tenté de faire absolument tous les régimes qui existent pour maigrir. Mais je me suis arrêtée avant même de le faire. Pourquoi ? Et bien parce qu’à l’inverse de Zermati, ici justement l’écoute de ses sensations ? De sa faim ? ça n’existe pas. On peut manger en quantité illimité un certain nombre d’aliments tandis que d’autres aliments ( jusqu’aux fruits dans la phase 1 il me semble) sont proscrits, interdits, diabolisés même …
Dukan se moque, rit de ce concept qu’il dit venir des Etats Unis et qu’on nomme « la restriction cognitive ». La restriction cognitive, c’est ma diététicienne qui m’en avait parlée pour la première fois. Cette femme était une merveilleuse professionnelle. Qui m’a justement appris à ne pas diaboliser, à ne pas avoir peur de la nourriture. Bref je m’égare. Cette restriction cognitive, c’était justement, pour ma diététicienne, ce qu’il fallait éviter le plus possible dans un processus de perte de poids. Et en particulier pour une personne ayant souffert de TCAS ( troubles du comportement alimentaire et pour ma part : anorexie, boulimie vomitive et hyperphagie) . Pour elle, il fallait justement que mon cerveau mais aussi que mon corps réapprenne à manger pour vivre et non pas vivre pour manger avec cette peur permanente de grossir. Pour elle, aucun aliment ne devait être diabolisé et la frustration ne devait pas être de mise dans ce processus de perte de poids.
Dukan se moque ainsi du conseil donné par Zermati qui est de manger selon sa sensation et d’appliquer cette méthode simple qui est de « manger quand on a faim et d’arrêter quand on n’a plus faim », comme si il était ridicule de demander à une personne obèse d’appliquer cet adage alors que le problème est bien plus profond, que le malaise est bien là. Mais OUI le malaise est bien là. Et cette théorie de manger selon sa faim et selon ses propres ressentis n’est pas une phrase marquée sur une feuille qu’on imprime et qu’on donne au patient pour qu’il l’applique comme tout régime. Non c’est un apprentissage long, qui nécessite de se reconnecter avec son corps. Et je suis convaincue que c’est loin d’être ridicule. Il n’y a qu’à me voir à côté de mon copain. Je sais les valeurs caloriques de plus d’une centaine d’aliments, je sais ce qu’il faut manger et ce qu’il ne faut pas manger. Je mets instinctivement les aliments dans des cases et je culpabilise chaque fois que je mange. J’ai 10 kilos en trop. Mon copain ne sait pas ce que c’est qu’une calorie, il n’a jamais compté et ne comptera jamais les calories de ce qu’il mange. Pas une journée sans qu’il ne mange du chocolat. Il s’arrête quand il n’a plus faim. Et c’est tout.  Et il pèse 60kilos.
A écouter Dukan, l’équilibre nutritionnel n’a aucune espèce d’importance pour Zermati. Je n’ai pas lu ses bouquins, je ne sais pas si c’est le cas. Et à mon sens, l’équilibre nutritionnel a de l’importance. Quand même. Mais appliquer les règles d’un bon équilibre nutritionnel ne doit pas s’opposer à l’écoute de ses sensations, à l’écoute de son corps. Au contraire, lorsque je me sens bien et que les TCAs me laissent tranquille, j’ai pris l’habitude d’écouter mon corps. Et j’ai constaté que les légumes et les fruits, j’en avais bien besoin, j’en avais même envie. Envie de tomates, de salade verte, d’haricots verts, de salades de fruits ( jolis jolis … ) et NON je ne suis pas enceinte mais juste l’envie de donner du bon à mon corps. Mais ça c’est, si et seulement si j’arrive à écouter mon corps et ce dont il a besoin, si j’arrive à me défaire de mes sales démons.
Au contraire, ce régime dont vante Dukan ne va pas nous réconcilier avec notre corps, avec nos besoins vitaux et avec nos sensations de satiété. Je ne dis pas que ce régime ne marche pas, il marche. Comme tous les régimes. Sauf que, définitivement, on apprend de plus en plus que les régimes ne marchent pas … à long terme. Et à part si on veut maigrir pour notre mariage, il est préférable de perdre du poids sur la durée et de ne pas reprendre les kilos perdus.

Dukan veut nous faire croire que refuser les régimes, c’est se laisser aller dans notre société de consommation, se laisser aller dans la gloutonnerie, dans nos envies gourmandes.
Sauf que refuser les régimes, c’est aussi - et plutôt- réapprendre à faire du bien à notre corps. Ce peut être différent d’une personne à une autre bien entendu puisque contrairement à cette idée de « régime », un plan nutritionnel de 1200 calories composé uniquement de légumes ou uniquement de viande ou uniquement de sachés protéinés ne conviendra pas à tout le monde. Non.
A mon sens, refuser les régimes, c’est refuser la pression qu’on nous impose. C’est refuser de perdre du poids comme on nous l’a demandé. C’est manger sans compter les calories. C’est manger sans intellectualiser. C’est refuser de retomber dans les troubles du comportement alimentaire pour ma part.
Refuser les régimes, c’est avoir du courage, c’est être fort aussi. Parce qu’aujourd’hui  on pourrait penser qu’il est nettement plus facile de céder à la tentation des régimes que de réapprendre à connaitre son corps, ses envies et ses besoins.
Refuser les régimes, je ne l’ai pas toujours fait. Je ne le fais pas toujours. Mais cette année je suis déterminée à m’y atteler. Quoiqu’en dise ma grand-mère, quoi qu’en fasse ma mère. Je suis déterminée à ne pas retomber encore et toujours dans les travers des régimes ... 

Mon premier régime, je l’ai fait quand j’avais moins de 10 ans parce qu’une tante pédiatre avait prévenu ma mère que les cellules graisseuses se formaient à mon âge et que j’allais devenir obèse plus tard.
Omelette sans jaunes d’œufs et jus de tomate le matin. Je me rappelle que j’ai beaucoup pleuré. Je me rappelle aussi que ça n’avait pas du duré longtemps, ma maman m’aime quand même et n’a pas bien du supporté me voir si malheureuse de lâcher mes tartines du matin ( vous imaginez des tartines beurrées le matin à 10 ans : tu m’étonnes que ma tante m’ai mise au régime ! – bitch-)
Et puis je me rappelle en avoir fait quelques-uns jusqu’à mon adolescente. Jusqu’à ce que je réalise que vomir et arrêter de manger, c’était sans doute bien plus facile et que c’était sans doute finalement ce qu’on devait attendre de moi : être mince. Etre mince, être maigre comme le but de ma vie, je l’ai eu tellement longtemps. Je me suis tellement rendue mal, malade.
Et puis me voilà aujourd’hui. J’ai bien 10 kilos en trop. Pourquoi ? Pour qui ? Pour ma mamie. Pour certaines de mes « copines ». Mais mon médecin me lâche et mon copain me trouve parfaite. Mais j’ai bien 10 kilos en trop. J’en ai eu plus, j’en ai eu moins. Mais je tente de m’écouter, je bouge, je saute, je danse, je prends plaisir à m’faire des salades de fruit à 23h sans penser qu’il ne faudrait pas manger de fruits après 18h.

J’ai la conviction qu’il ne faudrait plus que je fasse de régime. Ça n’engage que moi. Je ne prône pas l’obésité ou le surpoids comme un mode de vie non plus. Vraiment pas. Même si je sais qu’on peut être obèse et en bonne santé, obèse et heureux, je sais aussi que de mon côté,je suis en meilleure santé maintenant qu’avec 15 kilos de plus. Mais pour autant, la santé ici est au centre des questions, des préoccupations sur les régimes. Santé physique, santé mentale … Et là, c’est bien le régime qui peut parfois être grave et dangereux. Pas le « non régime » …

13/05/2013

Des fleurs sur ma robe

Me voilà donc en vacances, au côté de mon amoureux ...
J'en ai profité pour lui demander de prendre quelques photos de mes nouvelles chaussures ( les chaussures sont d'ailleurs un cadeau de sa part ... ) et surtout de ma jolie nouvelle petite robe qui m'attendait chez lui. Merci Asos
Asos, ce site, j'en suis trop folle. Il aura ma peau un jour, et en attendant mon porte-feuille dépérit à cause de lui ... Et puis les frais de ports gratuits & la facilité à rendre si ça ne convient pas, c'est un peu le bon plan. Non, vraiment, Asos aura ma peau.

Pour le reste, je suis bien déterminée à prendre de plus en plus de photos. J'espère pouvoir en mettre ici bientôt. Je compte notamment sur mon amoureux pour en faire de lui, il ne le sait pas encore mais j'ai déjà décidé ;) 








Veste : Zara
Robe : Asos
Chaussures : New look

06/05/2013

#ootd & collaboration Nana Trendy's Shop.

Les partiels se terminent mardi soir. J'ai rendu mon mémoire et ma note clinique. Je suis vannée, épuisée, lessivée et je suis heureuse de pouvoir dire que ce blog va bientôt reprendre sa fréquence habituelle, voir même plus encore.
Je m'apprête en effet à passer l'été avec mon photographe attitré : mon Antoine. Et puis, je sens que je vais avoir plein de choses à raconter ici, que je n'ai pas eu le temps de mettre à l'écrit ces derniers jours.
Mais avant toute chose, je voulais parler ici d'une petite boutique de bijoux en ligne qui fait pas mal parler d'elle sur le net : Nana Trendy's Shop.
Ils ont eu la gentillesse de m'envoyer trois petites choses pour que j'en parle ici.
J'ai eu le droit à une superbe bague, que je pense mettre très très souvent. Une jolie pochette/porte-monnaie auquel je vais m'empresser de trouver une utilité. Ainsi qu'un petit collier, plus éloigné de mon style habituel, et que je pense offrir à une copine - DianeDianousitupassesparicimonlapin-.

J'ai mis cette bague l'autre jour. Et j'ai pensé à faire des photos avec pour vous montrer tout ça.








27/04/2013

#wearebeautiful - Merci Dove

Hier, je suis sortie. J'ai bu. Et j'ai pas beaucoup dormi. Je suis donc fatiguée & par conséquent, particulièrement sensible, encore plus que d'habitude. A fleur de peau.
J'avais décidé de rigoler un peu & de regarder une vidéo de Cyprien, ou Norman, ou Natoo. Je n'sais même plus en fait...
Le fait est qu'avant cette vidéo, il y avait cette pub.  Qu'on se le dise : oui c'est bien une publicité, ça a été conçue par des professionnels, pour nous faire acheter des produits. Oui.
Oui mais ... J'ai pleuré. Pas des petites larmes de rien du tout, des grosses larmes avec le hoquet qui fait du bruit. Des larmes qui font les yeux gonflés.




Cette vidéo m'a ému. Vraiment. Même si je veux me dire que c'est que du commercial, que c'est que pour nous pousser à l'achat. Même si les gens de chez Dove se foutent peut-être bien de comment ces femmes se sentent. Même si ces femmes sont des actrices.
Cette vidéo m'a quand même profondément bouleversé. Au point donc d'en pleurer.

Elle m'a bouleversé parce que si je devais me décrire, je saurais exactement comment je le ferai :
Des yeux qui tombent, des petites paupières, des sourcils à la fois trop fournis & pas assez, un nez bien trop long à la Cléopâtre mais sans la beauté de la reine en question, un menton en galoche & un double menton bien trop présent, des grosses joues et un front trop large. 

Souvent, je peux dire de moi que je suis dégueulasse. Pas dans le sens crade mais dans le sens ... laide, immonde, à vomir, tout à jeter rien à garder. Parfois je le dis comme si c'était un fait, comme si ça ne me touchait pas. Mais plus souvent ça fait bien plus mal et ça me tue le cœur de penser ça de moi. 
J'en ai bien souvent parlé à mon amoureux de cette façon de me voir, que c'était pas seulement mon corps que j'avais en horreur mais bien mon visage. J'envie même ces filles qui disent et pensent " oui j'suis peut-être grosse et j'aime pas l'être, mais j'ai aussi un joli visage"

Et cette vidéo m'a un peu renvoyé à la face que ce que je pensais n'était peut-être PAS le plus objectif possible. Mais elle m'a également renvoyée que ... c'était sans doute bien plus dur de dépasser cette façon négative de se percevoir. Je ne sais pas comment on s'imagine que je suis, je ne sais pas comment mes amies me décriraient ni même mon chéri ( oui magnifique bien entendu mais lui non plus n'est pas le plus objectif possible tiens ...). Je ne sais pas comment les inconnus me décriraient. Mais j'ai toujours tendance à penser que je ne peux pas plaire. J'ai même tendance à penser que je dois faire tâche à côté de mes amies si jolies, que mon couple doit paraitre étrange aux yeux de certains tant il est mince et beau & moi pas. J'ai tendance à penser que les gens vont pouvoir juger le duo mère/fille que je forme avec ma maman tant elle est jolie et menue.
Cette vision que j'ai de moi même a bien un impact sur tout ce que je peux entreprendre.
Et je ne sais pas trop comment je peux me sortir de tout ça. Je sais juste que d'autres doivent bien vivre les mêmes choses, à une multitude de degrés différents. Je sais juste que je veux enfin m'en sortir.

04/04/2013

Le déclic ?



( J'ai écrit cet article en revenant de vacances, depuis presque un mois a passé, un mois un peu difficile mais j'avais envie de le publier quand même ... )

Le déclic ?



On m’a demandé plusieurs fois ces derniers temps où j’en étais niveau chrononutrition, si j’allais refaire un article dessus, si j’avais continué à perdre etc …
A vrai dire, je crois bien que je vous ai caché beaucoup de choses ces derniers temps. Enfin, qu’on soit bien claire, bien sûr que je ne dis pas tout ici. Il manquerait plus que ça … haha !
Mais disons que j’avais commencé à vous parler de ma « chrono », de ce régime ou plutôt de cette façon de manger, de ma démarche d’amaigrissement, de mes kilos perdus & de ceux que je voulais encore perdre. Et puis les grandes vacances sont arrivées, & puis j’ai un peu arrêté d’en parler.
Niveau poids, je suis plus ou moins stable depuis le mois de mai/juin avec 1 ou 2 kilos qui reviennent & repartent comme ça.
Niveau corps, on me dit tout le temps que j’ai maigri. Alors que le poids reste plus ou moins stable donc j’ai peut-être changé un peu, je me suis peut-être affinée mais je soupçonne aussi les gens de vouloir toujours être gentil ( notamment ma supergentille belle-mère, maman de mon copain, qui me le dit toujours).

Mais voilà. Je n’ai pas été que raisonnable. Et je n’ai pas été que au clair avec mon alimentation. J’ai été à deux doigts de replonger à nouveau dans un truc pas clair. Et j’en parle ici mais j’en ai très peu parlé autour de moi. J’en ai parlé à mon amoureux.
En fait, j’ai repris des mauvaises habitudes. Des habitudes mauvaises. Ne plus manger le soir, tout compter, vouloir tout éliminer à tout prix et n’importe comment. Je ne pouvais plus faire de sport. Mon médecin m’a arrêté quelques jours pour tension un peu trop basse. Je faisais des malaises à peu près tous les deux jours pendant deux semaines. J’en ai même fait un à mon stage où ma référente de stage m’a un peu grondée sur ce que je mangeais ( faut dire qu’elle est elle-même très gourmande & que mes tup’ faisaient la moitié voir le tiers de ses plats à elle haha ).
Ça n’a pas duré longtemps cette période, deux/trois semaines au plus haut du truc. Donc rien d’alarmant. J’ai à peine perdu en plus. Mais ça a plus raisonné dans ma tête comme un échec, comme quelque chose de malsain dans lequel je pouvais rapidement retomber.
J’ai revu mon copain ensuite. J’ai repris plaisir à manger. J’ai arrêté de compter. Ou plutôt il m’arrachait le paquet des mains quand je voulais compter « ça sert à rien arrête ».
J’étais amère aussi. J’étais particulièrement jalouse des gens qui réussissaient, des gens plus minces que moi ( évidemment il y en a un paquet comme on peut s’en douter ). J’aurais pu devenir méchante, mauvaise comme je peux l’être quand je suis malheureuse … J’en n’étais pas loin.

Et puis j’ai réalisé que non, que j’avais 22 ans & que je ne voulais pas de ça dans ma vie. J’ai réalisé que je ne voulais décidément pas ressembler à ma maman ( de ce côté-là en tout cas) qui veut perdre 4 kg pour arriver à 42kg & qui s’en rend elle-même malade, qui dépense de l’argent pour y arriver & qui se prend la tête … 

J’ai passé trop de temps dans ma vie, dans ma jeunesse, dans mon adolescence à me faire du mal. J’ai détruit trop de relations. J’ai fait fuir trop de garçons à cause de ce problème. Et l’homme que j’ai dans ma vie, je tiens à le garder. Pour la vie justement.

Aujourd’hui, j’ai décidé d’arrêter de ne pas manger le soir, d’arrêter de prendre seulement 2 cuillères à soupe de féculent le midi. J’ai décidé d’arrêter de prendre plaisir à sentir que j’ai faim. Je faisais ça à 14 ans, quand j’étais malade. Et malade, je ne veux plus l’être.

On l’est toujours un peu. Malade de la bouffe. Malade de l’apparence. Mais l’anorexie, la boulimie, l’hyperphagie, c’est fini, j’en veux plus. Etre un peu névrosée de l’assiette, bien sûr, c’est un peu mon destin. C’est le destin de beaucoup. De ces fillettes qui, comme moi, avaient peur  de manquer. De ces gens qui ont toujours aimé manger mais en avaient peur aussi. C’est le destin de beaucoup d’être en conflit permanent avec son appétit, son désir de maigrir & sa peur de grossir. Mais la maladie, le mal-être permanent, il faut savoir & pouvoir  s’en débarrasser. C’est trop grave à mon sens quand ça atteint la santé, à la fois physique et mentale.

J’ai maigri. Je n’en suis pas toujours convaincue quand je me regarde dans la glace mais j’ai maigri. Depuis plusieurs années sur la balance, j’en suis à 15kg en moins à peu près. Et depuis l’année dernière à la même époque, j’ai bien perdu 8kilos. Et vouloir encore viser les 15 ou 20 kilos en moins, ça ne rime à rien. Ça ne sert à rien. Et ça ne m’a rien apporté de bon jusque-là, si ce n’est 50 € en moins sur mon compte pour visite chez le médecin & vitamines chez l’pharmacien. Je ne pense pas être faite pour faire 45/50 kilos. Je les ai faits. J’ai fait moins. Mais je ne suis pas sûre de pouvoir les refaire … Ni de vouloir non plus en fait.

Maintenant, je vise encore un certain poids. Perdre encore 5/6kg. Rester même un peu au-dessus du poids que je devrais faire pour rentrer dans cette pseudo norme. Mais garder ma santé physique & surtout mentale. Je vais faire ça tranquillement. Même si je mets 6mois, 1 an à perdre 6 malheureux kilos.
Et puis si vraiment, je reste comme ça. Tant pis. Je sais sauter, danser. Celui qui partage ma vie me trouve « superbe » ainsi. Alors pourquoi ? Pourquoi se rendre malade pour rentrer dans un 36 ? Pourquoi se rendre malade pour une norme ? Pourquoi se rendre malade tout simplement ?
Je sais que la mode est au rééquibrage alimentaire, à donner des leçons sur quoi manger, sur l’intérêt d’arrêter la junk food & de se mettre au vert. Des blogueuses beauté aux anciennes plus size en passant par ta voisine de palier. On parle d'arrêter le gluten, d'arrêter le gras, le sucre, de tout arrêter. Mais on parle pas assez de quand arrêter, des dérives. Parce que oui, bien manger & équilibré c’est bien, encore faut-il savoir s’arrêter avant de se prendre la tête. Même si certaines ont sans doute une certaine « prédisposition » aux troubles du comportement alimentaire, on ne peut & doit jamais banaliser un changement de son alimentation. L'important c'est d'être encadré. Et il est important aussi de savoir mettre des limites.

Aujourd’hui, j’essaye de limiter les écarts. De manger à ma faim surtout. En fait, j’essaye d’écouter mon corps. Je laisse presque systématiquement quelque chose dans mon assiette, surtout chez moi j’ai remarqué. C’est toujours mon père qui finit mon assiette d’ailleurs haha ! Je ne sais pas si c’est vraiment bien, parce que je ne sais pas si c’est véritablement parce que je n’ai plus faim ou parce que je me suis en tête de ne pas finir mes assiettes. Mais ces derniers jours, je n’ai pas fait de malaises. Je suis même retournée à la gym & mon dieu ce que ça fait du bien …
Je me suis pesée & j’ai un peu pris pendant les vacances. Et j’me suis pas effondrée en larmes sur le carrelage de ma salle de bain. J’ai pas balancé ma balance. Oui parce que tout ça, je l’ai fait il y a encore pas si longtemps. J’ai juste pensé « ok. Tant pis. J’ai bien mangé à Londres. On s’est fait plaisir avec A. Et c’était sûr. Maintenant la gym, les bonnes habitudes vont reprendre & tout va partir tranquillement ».

Je ne sais pas si ce déclic va continuer. Mais je vois tellement de filles autour de moi, ma mère, des amies, ma prof de gym qui se rendent la vie impossible pour un idéal tellement difficile, voir impossible à atteindre. J’ai pas envie de tout ça. J’ai pas envie d’être parfaite. Je ne le serai jamais de toute façon. J’ai mes hanches. J’ai mon grand nez. J’ai mes marques sur mon bras gauche. J’ai mes sourcils jamais bien faits. J’ai mes ongles écaillés. J’ai mes doigts potelés. J’ai mes yeux à la forme étrange. J’ai tout ça. Donc non, je ne serai jamais une modèle de Victoria’s secret. Mais est-ce vraiment l’important ? J’me suis jamais dit, étant petite, que ça allait être ça ma vie. Que j’allais batailler pour un idéal, pour un physique à avoir. Il y a trop de trucs à faire, trop de rêves à accomplir & trop de batailles à mener pour s’imposer des trucs comme ça.

L’obésité a toujours et sera toujours une de mes préoccupations. J’ai des choses à dire, à faire. Des choses à étudier sur la question. J’ai même une note de recherche à faire sur le sujet.
Mais je ne le suis plus obèse. Et je ne suis pas maigre non plus. Je suis juste une fille encore un peu ronde. Qui fait un bon 40. Mais qui, dans ses bons jours, peut sauter & danser. Une fille qui a une santé qu’elle doit préserver. Et vomir, arrêter de manger ou manger n’importe comment est hors de question aujourd’hui …

Et je crois que c’est mon amoureux qui m’a sauvé de tout ça. Avec ses maladresses. Avec son incompréhension souvent. Mais il m’a sauvé de ça. Et j’crois que c’est grâce à lui qu’aujourd’hui, je dis stop à mes vilains démons, ceux qui me disent que viser les 45 kg comme ma copine si jolie, c’est la chose à faire. J’en veux plus. Je serai toujours plus grosse qu’elle, toujours plus ronde que mes autres copines. Mais c’est pas grave. Je suis en bonne santé & je compte bien le rester.

26/03/2013

La ronde & la mode #2 : Scarlett

Si vous venez sur mon blog régulièrement, vous aurez peut-être pu remarquer qu'une petite bannière avait fait son apparition en haut à droite ... Celle-là :


 

En effet, un partenariat s'est instauré pour vous permettre de connaitre la nouvelle boutique en ligne, Scarlett pour des vêtements à partir de la taille 44 !

Je voulais un peu vous en parler quand même ... D'une part, pour que vous compreniez le pourquoi du comment de cette bannière. Et d'autre part, pour que vous puissiez connaitre un peu la boutique de plus près.

Pourquoi ? La marque m'a proposée d'essayer des robes pour vous les présenter ... mais voilà, je ne fais pas/plus une taille 44. Elles n'auraient ainsi pas été mises en valeur ... Et pourtant, il y avait un grand nombre de ces robes & de ces fringues en général qui me plaisaient bien ...
Il peut être difficile de trouver des fringues quand on fait plus que du 44, & quand on fait du 60 : j'ose à peine imaginer. Pour ces filles qui lisent mon blog & qui sont dans ce cas là, pour ces filles qui veulent se sentir jolies & bien dans leurs fringues, pour ces filles qui ... ne roulent peut-être pas sur l'or non plus , cette boutique peut leur convenir !
 

 









Je vous ai donc fait une petite sélection de quelques pièces que j'aurais pu acheter, que j'aurais pu mettre : des petites pièces qui me plaisent quoi, et qui je l'espère pourraient vous plaire ...
Tee-shirt bordeaux avec dentelle noire 
Robe dentelle
Legging ( il y en a plein qui sont supercool, type simili cuir etc ... j'adore !) 
Tee-shirt dentelle
Jolie petite robe bordeaux  
Jupe asymétrique

24/03/2013

La ronde & la mode #1 : Curves,Cults & Curls


 


Me voilà prête à l'ouverture d'une nouvelle rubrique, appelée "la ronde & la mode" où je vais tout simplement vous parler de mes coups de cœur, que ce soit de blogs, de marques ou bien encore de shooting +/- professionnels qui concernent la mode pour les tailles dépassant la taille 38 ...

Je ne considère pas avoir moi-même des problèmes pour trouver des fringues. Encore une fois, j'ai l'impression de devoir me justifier sur la façon dont je peux aborder la mode pour les rondes ... Mais disons entre nous que je ne m'habille pas comme le reste de mes amies qui font du 36, que j'ai déjà connu +/- la galère de ne pas trouver ma taille dans les magasins comme Zara, etc. Et puis aussi tout simplement, parce que j'ai encore l'impression que beaucoup se mettent des barrières dès lors qu'elles ont trois, dix ou cinquante kilos "de trop".
C'est pour ça que j'ouvre cette rubrique. Pour vous présenter des choses qui peuvent bouger dans ce domaine, pour vous présenter des filles sublimes qui ont un goût certain pour la mode & qui peuvent mettre en valeur leurs courbes grâce à la MODE. J'espère vous présenter des filles de tailles différentes, de styles différents, de visages & de corps différents. J'espère vous prouver qu'on peut toutes être belles. J'espère peut-être me le prouver à moi-même. 

Pour commencer cette rubrique, je suis tombée aujourd'hui sur le blog de Curves, Cults & Curls.
Cette jeune femme d'une vingtaine d'année est une amoureuse de la mode.
Elle est belle, rousse, elle fait rêver & elle ne se met pas de barrières tout simplement puisqu'elle porte bien ce qu'elle a envie : elle montre son ventre, ses cuisses. Je n'aime pas ce terme "assumer" comme si on devait assumer une faute ou une tare mais cette fille semble être fière de ce que la nature lui a donnée. Et ça donne envie.
 La qualité des photos en plus est vraiment canon : on prend plaisir à se balader sur son blog.
Pour vous donner envie, en voici quelques unes qui, je l'espère, vous donnera envie de visiter son blog.






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